On l’attend avec impatience… jusqu’au moment où le réveil sonne. Dans la nuit de samedi à dimanche, on avance l’heure : plus de lumière en fin de journée, oui — mais une heure de sommeil en moins. Soixante minutes, ça semble banal. Pourtant, pour le corps, c’est un vrai mini choc.
Car notre organisme fonctionne selon une horloge interne ultra précise : le rythme circadien. Réglée sur la lumière du jour, elle orchestre nos hormones, notre appétit, notre température corporelle, notre concentration et, bien sûr, notre sommeil. Quand on décide soudainement de déplacer les aiguilles, cette mécanique bien huilée doit se recalibrer… et ça ne se fait pas toujours sans résistance.
Résultat? Quelques jours de flottement : fatigue inhabituelle, difficulté à se concentrer, endormissement plus compliqué. Rien d’alarmant, mais suffisamment tangible pour qu’on le remarque.
La bonne nouvelle, c’est qu’on peut aider son corps à faire la transition. S’exposer à la lumière du matin dès que possible, ajuster graduellement l’heure du coucher et du lever quelques jours avant le changement, limiter la caféine, manger plus de légumes verts, prendre son plus gros repas de la journée à midi et surtout, rester au chaud!
On veut apaiser Vata, le mouvement, qui est à son apogée à cette période de l'année et qui a besoin de stabilité et de chaleur. Dans la pratique de yoga, on reste encore dans la lenteur et les postures d'ancrage en amenant doucement du mouvement pour ramener une bonne circulation. Instaurer une routine du soir plus douce (moins d’écrans, lumière tamisée, activités calmes) font toute la différence.
Un petit coup de pouce stratégique… pour que l’heure d’été rime vraiment avec énergie.
